Mis à jour : mai 20


Maquis d’Officielles Autorités

où êtes vous cachées ?

Des ondes je vous entends,

et vous vois dans les carrés.

Je ne sais plus vous différencier

Mafia d’Oppositions Associées

D’avantages en scandales

toujours plus

plus loin que toute morale.

Une Moderne et Orageuse Anomie

A envahi le pays.

Les Manants Obséquieux Arrivés

qui vous entourent et vous servent

de Merdia Officiel Ambassadeur

ne sont plus crédibles.

Vos Manoeuvres d’Obscures Angoisses

se grippent.

Le Minimum d’Obéissance Acquise

sur les bancs de l ‘école de la république

s’effrite.

La Misérable Obole d’Assistanat

versé chaque mois

aux Martyrs Oisifs Anonymes

ne suffira plus à contenir

la Masse d’Objections Adressées.

Monsieur l’Oligarche Avéré

votre Mépris Ostentatoires des Agora

nous Menace d’Occidentale Agonie.

La Macabre Ombre des Attentats

sert à légitimer les Massives Oppressions d’Agités.

Les Migrants Otages des Autorités

crèvent devant nos fenêtres.

Merde On Arrête !

On Milite, on Ose, on Allume

les lumières de la joie

dans une Marche Optimiste vers l’Amour.


Mis à jour : mai 20


Gestation, mouvement interne et social, mobilisation générale du sensible, de l'intellect, du corporel devant l'appel, dans la masse effervescente, je suis


Pièce en 1 acte pour 5 personnages dont l'écriture a débuté en 1999 lors d'une résidence au Collectif 12 à Mantes la Jolie achevé en février 2020.


Extrait :


La trapéziste revient habillée d’un costume de trapéziste collant, short et paillettes .

La trapéziste :

- Il est huit passé. On commence ?

Le/la clown.e toujours la tête sous la toile du chapiteau.

Le/la clown.e :

- Allez en piste ! Ce soir… Je serai chat !

Le/la clown.e traverse la scène en jouant le chat.

Le directeur du cirque revient sur ses pas (s’adressant au clown.e) :

- Toi arrête de faire le dingue, tu ne m’amuses pas !

(s’adressant à la trapèzsite)

- Pourquoi faire, MAdemoiselle ?

La trapéziste :

- Le spectacle !

Le directeur du cirque :

- Et pour qui, MAdemoiselle ?

La trapéziste :

- Pour l’homme qui est là !

Le/la clown.e :

- Pour les chats du quartier !

Le directeur du cirque :

- Un seul spectateur ! Surement pas !

La trapéziste :

- Et pourquoi pas ? Si nous en touchons un, nous en touchons cent la fois prochaine.

Le/la clown.e :

- Oh c’est beau !! Elle est belle ! Belle !

Le/la clown.e sort.

Le directeur du cirque : ignorant le/la clown.e

- Mais, Monsieur n’a pas d’amis !

Le passant :

- Ici, non ! Je n’en ai pas. Mais je connais des gens ailleurs !

La trapéziste :

- Je crois d’ailleurs que même quand le public est cent, il n’y a souvent qu’un cœur qui saigne.

Le directeur du cirque :

- Oh lala ! Ça la reprend ! Va plutôt voir si les autres se décident de jouer pour un !

La trapéziste repart.

Le directeur du cirque :

- Dites moi, mon bon monsieur, c’est quoi cette histoire de ville nouvelle ? Il est où le centre ville ?

Le passant :

- Quelle histoire ? Quel centre ville ? Il n’y en a pas, des rues et des immeubles, c’est suffisant pour ce qu’on y fait

Le directeur du cirque :

- Ben, vous y faites quoi ?

Le passant :

- On y dort, pour ceux qui ont la chance d’avoir un travail, ils en partent et y reviennent par le train,.

Le directeur du cirque :

- Et,… les autres ?

Le passant :

- Ils sont chez eux. Je ne les connais pas, je ne les vois pas

Le directeur du cirque :

- Ils ne sortent pas ??

Le passant :

- Je ne crois pas, pas beaucoup. Ils ont trop peur.



Les toiles de cirque
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